ANSOST

La toponymie semble indiquer que le village bénéficie d'une occupation ancienne. Pourtant, le bourg se caractérise par une faible occupation humaine liée à l'absence de voie de passage importante. 

La commune est désertée par ses habitants au début du XVème siècle. Elle était en 1600 aux mains de Jean de Montesquiou, seigneur d'Artagnan.

On distingue quartier Castet, l'emplacement d'un ancien château ou d'un petit bourg castral. L'église primitive a également disparue et l'église actuelle fut élevée à partir du XVème siècle. 

Il y avait aussi un bois d'aulnes aujourd'hui disparu, où les gens du village fabriquaient du charbon de bois. L'agriculture y reste prédominante et a largement étendu la superficie de ses labours entre 1812 et 1978 au détriment des vignes et des bois. Le terrain humide d'Ansost avait fait surnommer ses habitants les Granacous Marécageux.

 

L'église Notre Dame de l'Assomption

 

 

Edifice de plan barlong (allongé transversalement) à chevet plat du Bas Moyen Age (15ème S.). Au 18ème S. une sacristie est aménagée à l’Est, les murs et les fenêtres sont surélevés (visible sur le mur Sud). Au 19ème S., le haut clocher tour est collé à un ancien clocher mur dont on distingue encore les contreforts. Ce qui ressemble à une chapelle au Nord est en fait un local technique ne communiquant pas avec la nef, aménagé au 19ème S. L’église actuelle a succédé à un édifice totalement disparu. Mobilier intérieur baroque de belle facture contrastant avec la modestie de l’édifice. Plusieurs représentations de Saint Jacques rappelant la proximité d’une voie jacquaire. Tabernacle 18ème S. en bois sculpté entièrement doré : Christ en croix encadré par Saint Pierre à gauche et Saint Paul à droite sans leurs attributs (clé et épée). En bas-reliefs : La charité de Saint Martin et Le martyre de Saint Laurent sur le grill. Aux extrémités : statuette de Saint Laurent à gauche et de Saint Jacques à droite. La niche sur la balustrade abrite une Vierge à l’Enfant. 

Retable à 2 niveaux : Au rez-de-chaussée les portes conduisent à la sacristie. Etage à 3 volets avec au centre la représentation de Saint Jacques Le Majeur.

Ensemble de bois ciré (panneaux moulurés en noyer ou merisier, chaire à prêcher, armoire des fonds baptismaux, confessionnal, table de communion et bancs de chœur) du 18ème S. inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

 


Bibliographie : 

ABADIE Stéphane et Françoise MARCOS RIGALDIES, « Quelques églises anciennes du canton de Rabastens-de-Bigorre », Rabastens et son canton, Tarbes, Association Guillaume Mauran, 2011.